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Histoire  Patrimoine 

 Centre culturel

Patronage paroissial inauguré en 1930, il servait de salle de théâtre , de cinéma et de manifestations diverses.
En annexe on y trouvait des salles de loisirs destinées aux enfants et aux jeunes. Rénové  en 197O par Les Compagnons de la Chambre au Loup, il abrita dès lors presque uniquement les activités de cette troupe de théâtre. Devenu propriété de la commune en 1998, il a été entièrement restauré en 2OO2. Non loin de la rue, la salle du Guibanier en murs de terre et recouverte de chaume servait autrefois de salle de théâtre. Avant d’être abattue dans les années 40, elle fut utilisée  par des artisans locaux : maréchal-ferrant, peintre. En 1877, les nouvelles toitures de chaume furent interdites dans le bourg (incendies).

 

 Le cimetière
Inauguré le 4 février 1759, on l’appelait le cimetière d’en-bas car il complétait celui d’en-haut qui entourait l’église trop petit et qui fut abondonné définitivement en 1905.  Guillaume Aubry (27 ans) du hameau de Trévit y fut le premier inhumé le 4 février 1759.
 Ecole privée des f illes

Face au cimetière, côté ouest, à l’emplacement de l’actuelle petite placette s’élévait une maison qui fut offerte à la paroisse par Mlle Hardy en 1817. On la transforma en une école de filles tenue par des religieuses de la Providence de Ruillé sur Sarthe(72).  Pour des raisons de sécurité , d’effectifs et de voirie , cette école fut rasée en 1882 et s’installa dans les bâtiments neufs de la  ruelle Saint-Eloi.

L’école fut dirigée par les religieuses jusqu’en 1986. Elle comprenait trois classes primaires et une classe enfantine, un réfectoire pour les élèves, une petite chapelle , un dortoir sous les combles pour les pensionnaires  et des chambres pour les sœurs. Le bâtiment disposait également d’un jardin et d’une petite basse-cour. L’ école maternelle y fut adjointe en 2OO2.  Mixte à partir de 1970, aujourd’hui, il regroupe l’ensemble de l’école privée de la commune.  

 Ecole privée des garçons
La partie Est construite vers 1825 ne comprenait qu’une seule classe, un corridor et une chambre pour le maître. L’école a été  agrandie en 1860 puis en 1865. On recensait jusqu’à 200 élèves pour trois classes ! Le logement de fonction (maison de caractère à l’ouest de la cour) fut construit en 1884 aux frais du comte de Nicolaï, propriétaire du château de la Châsse et ce sont les frères de Ploërmel qui dirigèrent l’établissement de 1828 à 1925 avec un petit jardin attenant au sud, en contrebas. Elle fut occupée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale. L’école devint mixte à partir de 1970 et a fermé ses portes en 1987.
 Ecole publique des filles
Cette école présente beaucoup de similitudes avec celle des garçons, rue de Gaël et pour cause : elle est l’œuvre du même architecte M.Laloy. Elle est orientée d’est (logement de fonction) en ouest (classes). Elle a ouvert en 1909, après l’expropriation des propriétaires. Elle comptait moins de 10  élèves et la seconde classe faisait office de salle des fêtes pour les bals ou les réunions. La plupart des familles préféraient confier leurs fillettes aux religieuses. Elle devient mixte en 1970 et ferme en 2000. L’école publique mixte est ainsi transférée rue de la fée Viviane.
 Ecole publique des garçons

Elle fut ouverte dix ans après les lois Ferry, en 1893 et après moult réticences de la municipalité. Elle comptait une seule classe avec 16 élèves la première année et 78 quatre ans plus tard ! Construite en pierres de schiste pourpre avec un encadrement des ouvertures en granit et en brique rouge, elle est ornée d’un clocheton au nord. Le logement de fonction est accolé au sud et disposait d’un jardin attenant à l’ouest. Elle est occupée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale. Elle devient mixte en 1970 et a été fermée en 1999 pour devenir l’accueil de loisirs.
Le bâtiment au dessus, est l’ancienne poste télégraphique de 1880.

 Le lavoir
Construit à la fin du XIXe siècle à la demande des habitants du bourg qui le réclamaient depuis 1878, il fut  dans un premier temps exposé à l’air libre. La charpente et la toiture prévues en 1913 ne furent réalisées, en raison de la guerre 1914-1918, qu’en 1921. Ici, se sont succédées plusieurs générations de lavandières chargées de blanchir tout le bourg et ses environs immédiats. Elles « tricotaient  » de la langue passant en revue, tous les potins du village et certaines se ressourçaient au café d’en face! A la fin des années 1960, l’ère des machines à laver mit un terme à cette rude  mais attachante activité.
 L´église

Une tradition prétend que le bourg et l’église furent incendiés par les Normands au Xe siècle.
L’église, reconstruite au début du XIIe siècle, fut donnée en 1122 par son possesseur laïque Jacob à l’abbaye de Marmoutier en Touraine, qui y fonda un Prieuré.
Le bâtiment actuel comprend :
- une nef à chevet droit (du début du XVe siècle), accostée au Nord d’un collatéral, qui semble  dater de la fin de ce siècle, et présente quelques gargouilles ; il a remplacé l’ancienne chapelle prieurale.
- la face Est comprend un chevet droit, percé d’une grande fenêtre flamboyante à quatre meneaux. Cette remarquable verrière (datée de 1542) est l’œuvre de Michel Bayonne, maître verrier de Rennes
- le pignon Ouest est flanqué de deux contreforts d’angles très saillant à dix ressauts sommés de pinacles. Sa porte en arc brisé du XVIe siècle est ornée d’une espèce de Grecque et de deux pinacles.
- la face Nord se compose de six pignons séparés.
- sa façade Sud comprend de l’Ouest à l’Est : un porche, une tour, une chapelle.

Le porche, daté de 1607, présente une entrée carrée, dont le montant est formé par une colonne.
L’entrée est accostée vers l’Est d’une fenêtre en arc brisé et surmontée d’une sorte de galerie à cinq ouvertures, qui a servi d’ossuaire. La tour, datée de 1702, est haute et carrée.



>> Fichier à télécharger : plaquette_eglise.pdf
 Le parc de la mairie

LE MONUMENT AUX MORTS

Pyramide de granit au pied de laquelle se dresse un poilu aux poings crispés semblant crier à l’ennemi « On ne passe pas ! », le monument aux morts est l’œuvre de Jean Galle , sculpteur. Erigé dans le cimetière en 1921, il fut déplacé en 1948 devant l’entrée ouest de l’église avant d’être transféré en 2OO7 à l’emplacement actuel. Pour la seule guerre 14-18,  156  noms y sont gravés

L’ARBRE DE LA LIBERTE

Les Révolutionnaires d’Iffendic plantèrent le premier arbre de la liberté  en janvier 1790, dans le cimetière qui entourait l’église devenue Temple de la Raison. Il était orné de fleurs , de rubans tricolores et coiffé du bonnet phrygien. En 1794 , la Convention réglementa son usage : nécessité pou la population locale de l’entretenir, de se rassembler sous ses ramures pour y prêter serment «  Plûtot mourir que devenir esclaves » et célébrer les nombreuses fêtes républicaines (Souveraineté, Egalité , Fraternité, Liberté , Reconnaissance , Victoire etc.) suivies de discussions, de jeux et de libations dans un estaminet du bourg. Les Chouans qui le surnommaient « Arbre de la folie » ne rataient aucune occasion de l’endommager , voire de le scier. Il fallait alors le remplacer ! L’arbre de la liberté fut replanté en 2007 sur le terre plein derrière l’ancienne étable de la Mairie.

LA MAIRIE
Créée en 1790,  la municipalité siège d’abord à la sacristie puis dans diverses salles du bourg. De 1873 à 1933, dans une maison en haut de la place des marronniers et de 1933 à 1981 en bas de cette même place dans un bâtiment tout neuf. L’actuelle mairie occupe l’ancien presbytère depuis 1981, bâtiment de fière allure d’où la vue s’étend sur la vallée du Meu et sur les reliefs élevés du sud iffendicois.

Construit en 1873, il comprend également une étable, une remise, une écurie, un refuge à porcs et un pondoir. Le vaste jardin est doté d’une grande serre. La dernière restauration de la mairie, avec le hall d’entrée en extérieur,  a été achevée en 2007

 

 Place des marrronniers
En 1872, la municipalité envisage d’acquérir cet emplacement pour le transformer en champ de foire,  la place de la rue de Gaël étant trop petite. Le plan de l’agent-voyer (aujourd’hui on dirait l’ingénieur de la DDE) est approuvé en 1873. Florissants, les quatre grandes foires et les douze marchés annuels auront alors suffisamment d’espace pour accueillir bestiaux, chalands et commerçants. Ces manifestations  prendront fin avec la guerre 1914-1918, mais des comices agricoles s’y tiendront encore entre les deux guerres. Cette place servit longtemps de cour de récréation aux nombreux élèves de l’école des garçons, située en contrebas. En haut une maison accolée à un petit café fit office de mairie de 1873 à 1933.  Rasée, elle  fut remplacée en bas de la place jusqu’en 1981 par un bâtiment neuf. Le logement de fonction était occupé par le secrétaire de mairie jusqu’en 1954. Plusieurs commerces avaient pignon sur rue  le long du Tertre. En bas, devant la mairie se trouvait le pont-bascule et c’ est sur cette place qu’on installa les premières toilettes publiques d’Iffendic (sans chasse d’eau !). De magnifiques marronniers lui donnaient un aspect champêtre.
 La rue de Gaël

Axe central est-ouest du bourg, la rue de Gaël  fut vraiment jusqu’aux années 1970-198O l’âme du village par la densité de ses commerces et de ses services. De l’église à la rue du Tertre, c’était jusqu’au début du XXe siècle le « centre ville » avec ses animations festives, ses foires et ses marchés  à tel point qu’on dut raser des maisons situées  à l’est et à l’ouest de cette place tant l’affluence était grande et la circulation difficile.
La présence de l’église à une époque où la pratique religieuse était forte apportait son flux de fidèles le dimanche matin (messes) et après-midi (vêpres) sans compter les grandes fêtes et cérémonies très suivies. Chaque pas de porte était ouvert au public.
D’est en ouest, on trouvait côté nord : l’église , un commerce de tissus, une boucherie, une boulangerie, un négociant en vins et spiritueux , un autre commerce de tissus , une épicerie, une autre boulangerie, une fabrication de « coiffettes »,  une menuiserie, la poste , l’école publique des garçons.
Côté sud : une épicerie avec distribution de carburant, un hôtel restaurant, une boucherie, une épicerie (remplacée par un commerce funéraire), une boulangerie, une mercerie, une bourrellerie avec café, un commerce de produits du sol avec café , une sage-femme, une cordonnerie avec café, une épicerie « Caïffa », une boucherie, une pharmacie, un notaire.

Au 8 rue de Gaël, une maison de maître datable de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle qui fait partie des édifices notables du centre ville. Elle possède un très beau décor : porte à pilastres et fronton triangulaire, appuis de fenêtres moulurés et sculptés, lucarnes dont les baies en plein cintre sont très travaillées avec des bossages réticulés. Une partie commerciale s’est accolée au devant de la façade. Une boulangerie s’y tenait au début du XXe siècle. L´intérieur a été entièrement repris au début du XXe siècle. Seule une cheminée du XVIe siècle demeure conservée en rez-de-chaussée. Les différences d´appareillage de la façade et des traces de reprises indiquent un remontage vraisemblable d´éléments anciens
  

 Les forges du maréchal Ferrant

Dans cette rue, un ancien atelier de maréchal ferrant  - forgeron daté du XIXe siècle qui possède toujours en façade les anneaux qui servaient à attacher les chevaux.

A la même époque il existait trois ateliers de maréchal ferrant : Mr Hochet, rue de Montfort,  Mr Boucard aux 4 Routes et Mr Jan, ici même.
L’évolution du métier s’est fait sentir dès les années 1960. Avec le début de l’ère industrielle, les instruments sont de plus en plus manufacturés. La fonte coulée remplace le fer forgé. L’exode vers les grands centres, apporte moins d’eau aux moulins des forgerons. Et plus tard, l’apparition des automobiles, dans les années vingt, donne un grand coup à la pratique de ce précieux métier.

Le parcours historique

Le parcours historique

Depuis juin 2009, un parcours d´interprétation du patrimoine permet aux visiteurs de découvrir l´historique de 12 bâtiments communaux Iffendicois

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